Diabète de type I, de type II, gestationnel…

Le diabète sucré se définit par une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Il est dû à un défaut de production et/ou à une résistance à l’insuline, seule hormone capable de baisser le taux de sucre dans le sang.

Le diabète de type I

Il est secondaire à un manque ou une absence d’insuline, les seules cellules du pancréas produisant cette hormone étant détruites par un mécanisme auto-immun. Son traitement est une insulinothérapie à vie par plusieurs injections ou par pompe à insuline.

L’éducation thérapeutique enseigne au patient comment se faire les dextros, les injections d’insuline, remplir le carnet de suivi des glycémies. Les doses d’insuline sont idéalement déterminées selon les principes de l’ insulinothérapie fonctionnelle.

« L’insulinothérapie fonctionnelle est en ce sens un modèle d’éducation thérapeutique. S’agissant d’une véritable boîte à outils, elle permet à la personne de comprendre comment fonctionne son traitement, de le personnaliser et ainsi de mieux se l’approprier et de mieux le piloter au quotidien. C’est un apprentissage actif qui vise à ajuster aussi précisément et aussi souvent que possible l’insulinothérapie aux besoins physiologiques.* »

L’insulinothérapie fonctionnelle enseigne comment adapter la dose d’insuline, aux glucides, et à l’activité physique (sport). Un suivi annuel est indispensable, pour prévenir les complications.

Le diabète de type II

C’est le plus fréquent des diabètes. Il est dû à une action réduite de l’insuline liée à un excès de poids (excès de masse grasse). Puis dans l’évolution de la maladie, peut apparaître une production insuffisante d’insuline. Son traitement débute le plus souvent par des comprimés. Ceux ci facilitent l’action de l’insuline ou en stimulent la sécrétion. Secondairement, un traitement par analogue du GLP-1 ou une insulinothérapie peuvent être nécessaires.

Le diabète gestationnel

Il se définit comme un diabète survenant pour la première fois pendant une grossesse. Des règles hygiéno-diététiques (régime et activité physique) suffisent le plus souvent à le traiter. Il disparaît après l’accouchement mais les femmes restent plus tard à risque d’avoir un diabète de type 2.

Les diabètes secondaires

Ils sont dûs soit à des maladies du pancréas (pancréatite, pancréatectomie), soit à des maladies endocriniennes où sont sécrétées en excès des hormones qui font augmenter le taux de sucre dans le sang (hypercorticisme, acromégalie…).